COESMES : Tables rondes de la sécurité
Les habitants de la commune sont invités à participer aux tables rondes qui a pour objectif de «réunir sur un sujet précis ». Dans le cadre de la campagne, l’actuelle équipe municipale avait pris «l'engagement de la concertation avec la population et nous avions indiqué qu'un des sujets d'importance à traiter était la sécurisation du bourg. C'est dans ce cadre que cette table ronde a été réalisé», a souligné le maire. En préambule de cette réunion, il a rappelé que la sécurisation de la commune se ferait en deux temps. A court terme, «une sécurisation à minima de la commune» et à moyen terme, «une sécurisation plus complète avec la réfection du bourg comme la pose de trottoirs». Ces deux phases étant obligatoires «dans la mesure où nous devons procéder à l'enfouissement des réseaux pendant les deux années qui viennent». La table ronde s'est déroulée en trois temps. D’abord l’identification avec les personnes présentes des points particulièrement dangereux de la commune à partir d'un diaporama. Ensuite l’évocation de solutions possibles pour traiter ces points dangereux. Puis l’équipe municipale a informé les personnes présentes des solutions et réflexions sur lesquels travaille le conseil. Parmi les grands projets, «il y a la mise en oeuvre d'un couloir goudronné, sécurisé allant du bas du lotissement de l'étang (deuxième tranche) jusqu’au bout du cimetière, route de Martigné. Il y a la suppression de l'accès à l'école maternelle publique rue des Cerisiers dès que l'agrandissement de l'école sera effectif, la construction de chicanes sur l'axe Retiers - STe Colombe sous réserve d'accord du Conseil général et après comptabilisation du nombre de véhicules passant par cette route chaque jour». La municipalité pense aussi poser du mobilier urbain dans la commune pour sécuriser certains points, procéder à la refonte de certains points de marquage au sol, renforcer de la signalisation du bourg, et mettre en place d'un sens interdit Rue Julien Théaudière «s'imposant à tous sauf riverains», engager une réflexion sur la démolition d'une partie de la maison Thoreau. Après la table ronde, la commission extra municipale "cadre de vie" va travailler avec la DDE, l'Agence routière, et les agents techniques de la commune sur la faisabilité de l'ensemble des projets. Les solutions retenues seront présentées au Conseil Municipal par la suite pour décision de mise en oeuvre. La première réalisation concrète est attendue pour l’automne 2008. La nouvelle équipe municipale qui n’avait que très peu d’expérience et de connaissance des dossiers municipaux a en quelques semaines mises les bouchées doubles pour sécuriser la commune.
RETIERS : Compte rendu de la réunion de secteur de Retiers, parents et enseignants du mardi 27 mai 08 sur le thème « Comment résister aux plans de destruction de l’école
publique ? »
70 parents d’élèves, enseignants, élus, du secteur de Retiers lancent un appel
Un groupe d’enseignants et les syndicats Le Snudifo et le Snuipp ont organisé le mardi 27 mai une réunion pour les parents et enseignants des écoles de Bais, Coësmes, La Couyère, Le Theil de Bretagne, Marcillé Robert, Martigné Ferchaud, Retiers, Thourie. Au total 70 personnes dont 50 parents d’élèves et 20 enseignants ont assisté à ce rendez-vous. Le but de la réunion a été dans un premier temps adopté par l’assemblée c’est à dire informer, associer, agir pour la satisfaction de nos revendications. Le 29 avril, les enseignants s’étaient mobilisés puisque 244 écoles étaient fermées, que 3500 personnes ont manifestés, et que le taux de gréviste était de 84% dans la circonscription de Châteaubourg. Il y a eu aussi de nombreuses réunions de secteurs, mais aussi une forte mobilisation dans tout le pays, « sur des mots d’ordre clairs, comme le refus des fermetures de classes, de la suppression de l’aide aux enfants en difficulté, à l’interdiction de la scolarisation des enfants de deux ans, aux attaques contre le statut des enseignants, à l’embauche d’instituteurs retraités, à la mise en place des stages de « remise à niveau », au bricolage des nouveaux programmes, à l’annualisation de 108 heures d’obligations de service». La question budgétaire est aussi abordée, à savoir «le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, ça se traduit par 11 200 postes de moins dans l’éducation nationale à la prochaine rentrée. La révision générale des politiques publiques (GGPP) touche tous les secteurs : école, santé». Pour protester contre la politique du gouvernement, les 70 présents ont voté à l’unanimité une motion. Elle sera proposée sous forme de pétition à tous les autres parents et sera envoyée au Ministre de l'Education nationale, à l'Inspecteur d'Académie, aux élus, aux organisations syndicales, aux fédérations de parents d'élèves. Il faut s’attendre dans les mois à venir à un rapport de force entre les enseignants et le gouvernement.
Voici les points de discorde avec le gouvernement :
La scolarisation des enfants de deux ans : les organisateurs expliquent la politique ministérielle de non prise en compte des enfants de deux ans, de la minoration des effectifs des écoles, des conséquences pour le service public qui ne joue plus son rôle. L’an prochain 27 classes maternelles fermeront. Le cas précis de la Maternelle de Retiers est abordé, cette école, s’il n’y a pas d’ouverture de classe à la prochaine rentrée, ne pourra accueillir les enfants de deux ans. «Il y a un gros problèmes d’accueil également à Coësmes. Ce qui est en jeu, c’est la scolarisation de tous les enfants de deux ans, puis de trois à terme, c’est l’école maternelle qui pourrait disparaître !»
Les remplacements : là aussi les éléments de notre département sont livrés, à savoir 3157 journées non remplacées de septembre à février, recours aux instits retraités, projet ministériel de création d’une « agence nationale du remplacement ». Les enseignants et les parents de Retiers expliquent comment ils se sont mobilisés pour obtenir un remplacement en cours d’année.
Les réseaux d’aide : suppressions de postes à la prochaine rentrée alors que les demandes d’aides demeurent et augmentent. Les enseignants expliquent comment le ministère veut faire prendre en charge le traitement de la difficulté scolaire par les enseignants dans le cadre des 108 heures annualisées (projet Darcos). Ces heures sont dégagées par la suppression de deux heures de classe à tous les enfants
Les stages de remise à niveau pendant les vacances sont également dénoncés, puisqu’il s’agit de faire venir des enfants en difficulté à l’école, pendant les vacances, alors que dans le même temps, les congés ne sont pas remplacés, les classes sont surchargées …
Une enseignante a aussi abordé la question de «l’intégration des enfants en situation de handicap, souvent sans aide, avec toutes les charges de travail supplémentaire que cela implique».
Un parent insiste sur le fait qu’ «il faudrait mettre plus d’argent dans l’éducation».
Les nouveaux programmes : avec des conséquences directes, à savoir, le recentrage sur les seules matières math et français et risque de disparition de certaines « matières » en particulier les matières artistiques. «Seules les familles « riches » pourront envoyer leurs enfants pratiquer des activités payantes en dehors de l’école dans un cadre associatif», remarque d’un parent avec un risque de glissement vers la privatisation de certains enseignements.
Le service minimum : un parent d’élève déclare « on n’a même pas le service minimum dans les écoles quand les enseignants sont malades».
Les évaluations institutionnelles : risque de mise en concurrence des écoles en comparant les résultats, notion de performance des enseignants, avec une carte scolaire assouplie . « On pourra choisir les « bonnes » écoles ? C’est la fin de l’école publique qui rend les mêmes services sur tout le territoire».
Plusieurs personnes se demandent « qu’est ce que les grèves ont donné ? Qu’attendez-vous des parents d’élèves ? Quelles actions peuvent avoir les parents ? Y a-t-il des mouvements ailleurs ? Quelles actions peut on mettre en place dans les écoles ? Rapidité de la dégradation du service public». Les enseignants soulignent que «le gouvernement, le Ministre Darcos répondent : « on ne changera pas de cap ». Pour l’instant les grèves n’ont rien donné. Les parents d’élèves, c’est aussi le nombre, ils ont du poids dans les actions comme à Janzé pour obtenir un remplaçant. Il y a des mouvements ailleurs comme dans le nord du département, de nombreuses réunions d’écoles, de la résistance contre le recours aux remplaçants retraités. Des actions ont été décidées par une assemblée à Rennes. Nous allons boycotter les évaluations CE1 CM2, faire des nuits de l’école, occuper les écoles.
Appel des 70 parents d’élèves, enseignants, élus, du secteur de Retiers avec les syndicats enseignants Snudi-FO 35 et Snuipp, réunis ce mardi 27 mai 08 à Retiers
Les parents d’élèves, enseignants soussignés, avec les syndicats SNUDI FO et SNUIPP, estiment que les plus grands coups sont en train d’être portés contre l’école publique.
Les imposantes manifestations en région parisienne avant les congés de mai, la puissante manifestation dans notre département le 29 avril (plus de 3000 enseignants en grève, 244 écoles fermées !) la participation massive des salariés du public et du privé et des personnels de l’Education Nationale et des lycéens à la grève et aux manifestations du 15 mai expriment le rejet massif des mesures gouvernementales contre l’école, les services publics… et appellent à constituer le front commun des personnels avec les organisations syndicales sur les revendications urgentes et essentielles :
Les parents d’élèves, enseignants soussignés déclarent :
Nous ne pouvons pas accepter les fermetures de classes, les suppressions de postes dans les Réseaux d’aide.
Les classes fermées doivent être rétablies. Nous demandons l’abandon des mesures gouvernementales qui visent à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant en retraite et qui conduisent cette année à la suppression de
11 200 postes d’enseignants dont 72 dans notre département.
Le nombre d’enfants de deux ans scolarisés est passé de 2064 à 1772 en dix ans malgré la hausse démographique que connaît notre département.
Nous n’acceptons pas cette baisse fabriquée, nous voulons que tous les enfants de deux ans dont les parents en font la demande puissent être scolarisés,
Nous dénonçons le recours aux enseignants retraités alors que des centaines de jeunes sont refusés aux concours
Nous demandons l’abandon des nouveaux programmes, ainsi que les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires
Nous nous prononçons contre la nouvelle organisation de l’école contenue dans le décret Darcos qui renvoie entre autres le traitement de la difficulté scolaire hors temps d’enseignement
En conséquence, nous nous adressons aux syndicats, aux élus, aux fédérations de parents … pour qu’ensemble nous organisions la riposte nécessaire pour arrêter cette démolition de l’école publique.
Nous estimons que la grève nationale pour la satisfaction des revendications est à l’ordre du jour, appelée par l’ensemble des organisations syndicales sur ces revendications, avec le soutien des parents d’élèves et de leurs organisations.
Cet appel sera proposé à la signature dans les écoles sous forme de pétition
Nous ferons parvenir cette motion au MEN, Aux collègues du département, Aux syndicats, Aux fédérations de parents, Aux élus pour qu’ils nous soutiennent.
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