Mardi 24 mars 2009
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Retiers : Plusieurs jardiniers se retrouvent une à deux fois par semaine autour d’un même projet.
Le jardin collectif du relais a été créé en 2006 par cette association de réinsertion. «A l’origine, nous
souhaitions créer un chantier d’insertion à travers un jardin de Cocagne pour aider des personnes sans emploi, qui souffrent de l’isolement», explique Eve Lemarchand. «Un tel jardin a des vertus
thérapeutiques et répond au manque d’outil d’insertion», rajoute l’animatrice. Et rapidement, elle se rend compte de la richesse de ce groupe grâce à la diversité des personnes. «Cela permet de
partager et transmettre un savoir. Cette activité en plein air a aussi des vertus et permet de rencontrer d’autres personnes. Les participants sont valorisés». 20 personnes, tous milieux
confondus se mobilisent pour faire vivre ce projet porté par Le Relais et soutenu par le conseil général et la MSA. Même si il n’est pas certifié biologique, la démarche est respectueuse de la
nature. «Les personnes ont ainsi une activité physique, un apport alimentaire sain et non négligeable», rajoute la salariée de l’association. Un travail sur l’équilibre alimentaire complète
l’ensemble à travers des repas collectifs mensuels. « Le pays fait son jardin » va déboucher sur un jardin de Cocagne à la Rigaudière qui lui sera certifié bio. Les adhérents pourront
acquérir un panier de légume afin de financer le projet. Le réseau national Cocagne qui existe depuis 17 ans permet pour ceux qui ont déjà un critère d’employabilité de passer par ces chantiers
d’insertion. Dans les yeux des participants, une lueur de fierté clignote. Les astuces fusent aussi. «C’est le système D. Nous utilisons des techniques biologiques. Du gros sel dans les rayons de
carottes quand nous les semons ou encore nous mettons les gourmands de tomates dans les choux pour faire fuir les mouches. Nous utilisons aussi les orties contres les maladies. Nous nous
échangeons les astuces pour ne pas traiter. Il y a une bonne ambiance dans le groupe», montre un jardinier. Juste à côté, toilettes sèches, récupérateur d’eau et compost permettent aussi
d’alimenter les 700 mètres carrés.
Par Actu Locale
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